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samedi 4 août 2018

Une vague démocrate pourrait mettre Donald Trump en difficulté lors des législatives américaines de novembre 2018



Peut-on vraiment sʼattendre à une vague bleue en novembre prochain [aux États-Unis]? Les démocrates seront-ils en mesure de reprendre la Chambre des représentants, voire même le Sénat?
Il existe bel et bien des signes de bon augure. Depuis les années 1840, 41 élections de mi-mandat sur 44 se sont soldées par un recul du parti au pouvoir. Lors du premier vote organisé en dehors des grandes échéances électorales après lʼarrivée dʼun nouveau président à la Maison blanche, lʼopposition récolte généralement environ 25 sièges. Par ailleurs, Donald Trump est bien sûr moins populaire que la plupart de ses prédécesseurs, et les militants démocrates sont absolument mobilisés contre son gouvernement.

Néanmoins, il faut aussi prendre en compte toute une série de tentatives pour décourager la participation, qui atteignent aujourdʼhui un niveau inédit depuis que le Voting Rights Act de 1965 est venu garantir les droits électoraux de lʼensemble de la population.
Parmi ces pratiques déloyales, citons les purges des listes électorales consistant à radier les citoyens les moins assidus, les contrôles dʼidentité excessivement contraignants dans les bureaux de vote, les heures dʼouverture sciemment limitées, la pratique de plus en plus éhontée du "gerrymandering" [un découpage des circonscriptions pensé pour biaiser les résultats, N.D.T.] et les craintes de fraude sur le vote électronique (quʼelle vienne de hackeurs russes ou de partisans locaux de Donald Trump).
Donald Trump est bien sûr moins populaire que la plupart de ses prédécesseurs, et les militants démocrates sont absolument mobilisés contre son gouvernement.
Dʼaprès lʼinstitut Brennan Center for Justice, qui étudie de près ce phénomène, 13 États ont mis en place des contrôles dʼidentité contraignants pour les votants depuis 2010; 11 ont fait passer des lois rendant plus difficile de sʼinscrire sur les listes, et six ont limité le vote anticipé et les horaires dʼouverture des bureaux. Le plus souvent, ces diverses mesures se retrouvent sur les mêmes territoires.
Par ailleurs, lʼindispensable guide Ratf**ked: Why Your Vote Doesn't Count de David Daley dévoile quʼaprès le recensement de 2010, sept États à majorité républicaine se sont livrés à un remaniement totalement abusif des districts électoraux, redistribuant à leur gré les sièges du Congrès. Cette liste comprend plusieurs "swing states" à lʼimportance cruciale pour lʼissue du vote: Caroline du Nord, Ohio, Michigan, Wisconsin, Iowa et Arizona.
Ainsi, en 2012, les républicains ont récolté 12 des 16 sièges de députés de lʼOhio, alors quʼils nʼavaient remporté que 52% des voix au vote populaire. Dans le Michigan, où les deux partis majoritaires arrivaient au coude à coude, leur butin était de 9 élus sur 14.
Ces méthodes douteuses suffiront-elles à tuer dans lʼœuf la vague bleue censée sʼamorcer? Je ne crois pas; plusieurs phénomènes contraires permettront de rééquilibrer la balance.
Tout dʼabord, le nombre de sortants en position précaire dans des États non concernés par les manipulations républicaines. Jʼen compte au moins 40; il suffirait que 23 dʼentre eux chutent pour faire basculer la Chambre des représentants.
Des dizaines de sièges républicains vont être remis en jeu dans des États où le scrutin demeure juste et honnête et des mesures ont été prises pour encourager la participation: Californie, État de New York, New Jersey, Pennsylvanie, Virginie, Oregon, Minnesota etc.
Par ailleurs, comme je lʼai déjà souligné, pousser trop loin le redécoupage électoral peut en fait sʼavérer contre-productif. Lʼobjectif est généralement de rassembler les sympathisants démocrates dans un nombre limité de districts, disséminant au contraire les votants à tendance républicaine afin dʼassurer à ce parti un maximum de victoires. Mais quand lʼopposition est portée par un mouvement de fond, les électeurs de la majorité se trouvent soudain trop peu nombreux, et plus aucun siège nʼest réellement assuré.
Prenons le Michigan: selon David Daley, le score moyen de ses élus républicains est de 57,7% des voix — une avance tout à fait rattrapable en cas de vague électorale. À ce jour, deux des sièges actuellement conservateurs (le 8e et le 11e district de lʼÉtat) se trouvent sérieusement menacés, et trois autres pourraient finir dans la même situation.

Dans lʼOhio, État où les manipulations électorales sont monnaie courante, les représentants républicains du 1er et du 12e district se trouvent sous pression. Quelle sera lʼissue pour eux, et est-il si efficace de chercher à éloigner les citoyens des urnes? Nous en aurons une première idée le 7 août: cʼest alors que se tiendra une élection anticipée dans le 12e district, zone comprenant la banlieue et les petites villes ouvrières au nord de Columbus, la capitale de lʼÉtat. En 2016, Donald Trump remportait dans cette circonscription une large victoire, avec 11 points dʼavance — mais selon les sondages, le candidat républicain est aujourdʼhui à peine en tête.

Autre élément majeur: la mobilisation citoyenne peut venir compenser les tentatives pour décourager la participation. Or, tout sʼaccorde à montrer que du côté démocrate, lʼengagement militant atteint cette année des proportions exceptionnelles.
Les études menées sur le niveau dʼintérêt vis-à-vis de lʼélection en fonction des partis font émerger de très nettes divergences — et cʼest lʼopposition qui tire son épingle du jeu. Plus important encore, les citoyens citent la volonté de faire barrage au président comme une raison de plus en plus pressante de voter démocrate. Un sondage mené en juin par NBC et le Wall Street Journal a montré une avance de 25 points des répondants disposés à soutenir un candidat anti-Trump.
La mobilisation citoyenne peut venir compenser les tentatives pour décourager la participation. Or, tout sʼaccorde à montrer que du côté démocrate, lʼengagement militant atteint cette année des proportions exceptionnelles.
Et nʼoublions pas dʼautres facteurs décisifs, comme lʼenquête du procureur spécial Robert Mueller et les diverses infortunes du chef de lʼÉtat américain. Tous semblent converger vers le même point culminant: lʼélection de novembre, qui en soldera les comptes.
Détail intéressant, les politologues spécialisés dans lʼétude des grandes tendances électorales sʼaccordent presque tous sur ce fait: dans les votes anticipés, la participation nʼest pas aussi essentielle quʼon le croit, et mobiliser "la base" ne suffit pas nécessairement à assurer la victoire.
Les statistiques montrent certes une chute drastique du nombre dʼélecteurs par rapport à lʼéchéance présidentielle, où la focalisation sur une campagne médiatisée et riche en rebondissements ne peut quʼattirer et mobiliser. Mais dʼune année à lʼautre, ce chiffre demeure stable autour des 40%, ne variant quʼà la marge.
Cette année sera-t-elle différente? Cʼest tout à fait possible, à en croire la détestation du président qui anime les rangs démocrates et lʼéveil politique dans toutes les catégories de population, surtout celles où ce parti est traditionnellement majoritaire: les Afro-Américains, les Latinos, les femmes, la jeunesse.
La meilleure nouvelle pour les démocrates? Donald Trump sʼest dʼores et déjà engagé à passer "six à sept jours par semaine" sur les routes pour soutenir les candidats en péril de son camp.
Même si, comme le suggèrent les politologues, la mobilisation de la base nʼest finalement pas si importante, les électeurs indécis ont de fortes chances dʼopter finalement pour le camp démocrate. Chaque nouvelle projection du Cook Political Report [un média indépendant spécialisé dans lʼanalyse politique, N.D.T.] semble le souligner: un par un, les sièges attribués aux républicains entrent dans la marge dʼerreur, avant de se mettre à pencher du côté opposé.
La meilleure nouvelle pour les démocrates? Donald Trump sʼest dʼores et déjà engagé à passer "six à sept jours par semaine" sur les routes pour soutenir les candidats en péril de son camp. Si on fait abstraction des districts totalement acquis aux conservateurs, un tel projet ne peut que galvaniser encore plus les électeurs désireux de mettre un frein à son action.
Même le Sénat pourrait bien se trouver aux portes du changement. À en croire les derniers sondages, les démocrates sont à présent favoris dans deux districts actuellement républicains, Jacky Rosen défiant Dean Heller dans le Nevada et Kyrsten Sinema menaçant Martha McSally en Arizona. Dans le Tennessee, certaines études promettent aussi à Phil Bredesen une toute nouvelle avance sur Marsha Blackburn, bien que dʼautres restent bien moins optimistes à son égard.
Quatre sièges démocrates sont actuellement menacés, en Floride, en Indiana, dans le Dakota du Nord et dans le Montana (Joe Manchin, élu de Virginie-Occidentale quʼon disait parfois en mauvaise posture, a aujourdʼhui bien repris la main). Si lʼopposition parvient à les conserver et à conquérir deux fiefs conservateurs, elle récupérera le Sénat à 51 contre 49. Et pour trois nouveaux districts à son actif, elle pourrait même se permettre de perdre un sortant.
Que le président vienne donc visiter les circonscriptions indécises où ses partisans se trouvent en difficulté... Le camp démocrate pourra lʼaccueillir avec le sourire.
Robert KuttnerÉcrivain et économiste
02/08/2018 07:00

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